Bien avant que Lutèce ne prenne l'appellation de Paris et que la Butte ne devienne Montmartre, le vignoble de la capitale fut l'apanage des Abesses et des Montmartrois. Le seul pressoir se trouvait à l'intérieur de l'abbaye et les vignerons devaient y apporter leurs vendanges. Le vin blanc "clairet" se vendait à Paris et la "Piquette" était réservée à la consommation locale ainsi qu'aux cabarets et autres bouges de la butte. Urbanisation, mildiou et phylloxera eurent la peau de nos raisins. | surface plantée : 1556 m2 nombre de ceps : 1900 cépages : 27 cépages distincts dont 75 % Gamay 20 % Pinot Noir le reste en Seibel, Merlot, Sauvignon blanc, Gewurztraminer, Riesling...... nombre de bouteilles 1700 bouteilles de 50 cl. A l'aube du XXe siècle, le vin de Montmartre n'est plus que vestiges et souvenirs. |  | | Heureusement, en 1921, un programme de construction de logements populaires souleva une vague de mécontentement. Une pétition mit fin au projet et le terrain fut protégé pour laisser place à l'actuel vignoble. En 1933, la vigne fut replantée sur ce site et la première fête des vendanges célébrée le 3 octobre de l'année suivante en présence d'Albert Lebrun, Président de la République. Depuis lors, la tradition se perpétue sous le patronage de la Ville de Paris. La vigne, en Ile de France, dès la fin de l'empire romain couvrait collines et plateaux de la Vallée de la Seine. C'est le début du XXe siècle qui en a vu le déclin avec le phylloxera dont les ravages furent sans précédent. Le développement des transports permettant l'arrivée sur le marché parisien de vins de qualité supérieur acheva la disparition du domaine viticole francilien. Ce n'est qu'après 1950 que l'on voit réapparaître enfin la vigne dans notre région. | Clamart Après une ultime vendange en octobre 1962 sur l'emplacement de l'actuel hôpital Béclère plusieurs vignes subsistaient à Clamart.A l'initiative de la mairie, en septembre 1986, les propriétaires de ces vignes furent invités à rapporter leur récolte et ces raisins, de divers cépages, furent rassemblés puis pressés dans les serres municipales. En 1987, la Confrérie du Clos de Clamart était créée sous la houlette de M. Pastré pour promouvoir le vin du Clos de Clamart. En 1989 fut plantée la vigne municipale : 150 pieds de Sémillon, sur 200 m2, dans ce qui, officiellement en 1990, sera appelé le Clos Franquet. En 1993, la production globale de toutes les vignes tournait autour de 800 bouteilles d'un bon vin blanc. Symbole de qualité, en 1998, au symposium d'Ile de France à Gagny, le vin de Clamart y recevait la médaille d'argent. Confrérie des Amis du Clos de Clamart Grand Maître : M. Pastré contact : M. Laroque Tél : 01 47 36 73 76 Courbevoie L'extinction des vignes au début du XXe siècle à Courbevoie entraîna la fin irremplaçable d'un savoir-faire humain lié à une grande qualité de vie. Ceci dans un bouleversement définitif du paysage rural. La ville, n'ayant rien oublié de son passé et voulant renouer avec ses racines séculaires et viticoles, planta en 1956 au Parc de Bécon, 458 ceps de Chardonnay, de Pinot Noir et Pinot Meunier. En 1976, 130 ceps supplémentaires en Sauvignon et Chardonnay, vinrent compléter ce bel ensemble. A la suite de déboires tenant aux plants, à l'inexpérience, au matériel devenu vétuste, on remplaça en 1990 l'ancienne vigne par 500 pieds de Sémillon pour une vinification totale en blanc. On fit également l'acquisition de matériel moderne et le travail reprit, cette fois avec succès. La vigne à Courbevoie est la preuve de la détermination de pérenniser une activité synonyme de tradition mais aussi de joie et de fête. Confrérie du Vin de Courbevoie contact : service relations publiques place de l'hôtel de ville Tél : 01 43 34 70 00 Issy les Moulineaux Héritier d'un vignoble considérable, déjà désigné, en 558 par une chartre de donation de Childebert 1er, le domaine viticole d'Issy les Moulineaux s'éteignit avec la Première Guerre Mondiale. Deux cavistes, Lucien et Yves Legrand, fondateurs du centre culturel du vin, désireux de faire revivre cette longue tradition de leur vigne en Chardonnay et Pino Beurot, en plantèrent une sur 200 m2. Cette vigne maintenant propriété de la Confrérie Saint-Vincent calquée sur la Confrérie des vignerons d'autrefois a vu sa première vendange faite en 1992 par des élèves de CM2. Aujourd'hui, ces enfants pressent les grappes, dessinent également les étiquettes des bouteilles qui seront vendues au bénéfice de la caisse des écoles. Le Centre Culturel du vin établi dans d'anciennes carrières aménagées pour la conversation du vin reçoit des groupes d'enfants des écoles ou de visiteurs, venus s'initier au travail de la cave. Confrérie Saint Vincent Monsieur Legrand chemin des vignes 113 bis avenue de Verdun Tél. : 01 46 38 11 66 Meudon A la suite des grandes dynasties vigneronnes qui, depuis le Moyen Age, assuraient avec talent la notoriété du vin de Meudon, la Confrérie du Clos de Rabelais a repris avec panache le flambeau d'une tradition vineuse malheureusement éteint en 1939. C'est donc en 1994, dans le jardin haut du Musée d'Art et d'Histoire de la ville qu'ont été plantés 250 pieds de vigne de Cabernet franc, vendangés pour la première fois en 1995. Chaque année, depuis, les enfants des écoles assurent la récolte de ce clos Rabelais à la mi-octobre, faisant revivre une activité dont le souvenir se trouve ainsi perpétué. La production du Clos Rabelais est en vin rouge. Confrérie du Clos Rabelais contact : Mme Villadier Musée d'Art et d'Histoire de la ville de Meudon 11 rue des Pierres Tél. : 01 46 23 87 13 Rueil-Malmaison Pays viticole ancien dont la vocation vineuse se perd dans la nuits des temps, Rueil-Malmaison possède, de nos jours, une vigne municipale répartie sur deux sites distincts. Le premier est implanté sur les flancs du Mont Valérien. Là, remplaçant une vigne abandonnée, 750 pieds en cépage Sauvignon furent plantés sur 1150 m2 exposés sud-ouest en terrain argilo-calcaire. Le second se trouve dans le quartier de Buzenval avec 150 pieds de Sauvignon répartis sur 400 m2 d'orientation est-ouest. A la mi-octobre, la Confrérie des Clos de Rueil-Buzenval organise et anime la fête des vendanges (folklore, fanfare, défilé) intronisant, chaque année, des personnalités "faisant preuve d'un sens aigu du bon et du beau", assurant la promotion et la vente du vin blanc produit par le terroir de la ville, le tout dans la bonne humeur. Confrérie du Clos de Buzenval Grand Maître : M. Didrit Association République de Buzenval 24 rue du chemin vert Tél. : 01 47 32 65 15 Suresnes On ne peut évoquer la vigne en région parisienne sans parler de Suresnes. Au lendemain de la guerre de cent ans, l'Hôtel-Dieu de Paris y récoltait un vin léger blanc ou rouge, pour ses malades. C'est plus tard, grâce aux petits vins appelés "vins guinguets" que nous trouvons l'origine des guinguettes. Au XVIIIe siècle, le vin noble, bien travaillé, pouvait honorablement se comparer au champagne alors tout récent. Hélas, la décadence du vignoble survint et malgré l'obstination de certains, le dernier vigneron indépendant émigrait, en 1960, sur le versant sud-ouest du Mont Valérien. Etait-ce l'extinction définitive ? Non. Grâce à Etienne Lafourcade, amateur et expert à la fois, on replanta en cépages blancs nobles (Muscadelle, Sauvignon, Sémillon), sur près d'un hectare, au Clos du Pas Saint Maurice, ceci en 1965. La vigne y est désormais classée en site protégé, ainsi préservée définitivement. Après un rude travail de reconquête, le vin de Suresnes a retrouvé, aujourd'hui une qualité reconnue parmi les crus français. Ce vin peut être acheté sur place à l'office de tourisme Association du Clos du Pas Saint-Vincent Grand Chancelier du Taste-Vin de Suresnes : M. TESTUD 2 rue Carnot Tél. : 01 41 18 15 51 Bagneux Ville de très ancienne tradition vinicole, Bagneux, qui fit disparaître sa dernière vigne en 1965, renoua avec son passé en réintroduisant au Clos des Brugnauts de jeunes ceps en Sauvignon et Sémillon. Le vin balnéolais, fort apprécié, a été médaillé d'or en 1996 et 1997. Chaque année la récolte du raisin en septembre donne lieu à une grande fête populaire des vendanges qui attire à Bagneux un public très nombreux. La production est en vin blanc. Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus Office de Tourisme de Bagneux Tél. : 01 46 64 41 60 Chaville La vigne de Chaville, plantée en 1989, est une vigne municipale de 440 ceps se répartissant à parts égales en Pinot Noir et Gamay. Taille, protection, traitements, vendanges, mais aussi élevage du vin sont assurés par les membres, les familles, les amis de l'association Vivre à Chaville, qui a la gestion et l'entretien de ce petit vignoble dans l'ambiance chaleureuse que l'on retrouve dans les pays de vin. Preuve de qualité juvénile de la vigne, mais aussi du travail, du récent savoir faire, de l'amour des traditions et de convivialité de ceux qui la soignent, la première cuvée, fruit d'un labeur bien conduit, fut récompensée en 1998 par une médaille de bronze au symposium d'Ile de France. Accompagné de fromage de chèvre, ce vin peut, chaque année, être dégusté lors des manifestations locales comme celle de mai. Association Vivre à Chaville M. Duclos-Bernard Hôtel de Ville 1456 avenue Roger Salengro Tél. : 01 47 50 54 65 textes extraits de la plaquette informative de l'Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative des Hauts de Seine |